Lyon - Ajax: Les Gones dans le brouillard

Publié le par footbook

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Cinquième journée de Ligue des Champions, Lyon reçoit le grand Ajax d'Amsterdam à Gerland. Les lyonnais, s'ils veulent se qualifier pour les 8èmes de finale pour la 153ème fois d'affilée, doivent l'emporter, enfin ne pas perdre. Et ça, ne pas perdre, c'est une putain de philosophie française. Jean Fernandez, Pablo Correia (pire car franco-uruguayen) et Claude Puel sont dans les tribunes. Pendant que Guimgamp gagne 1-2 à Arles et que le Réal en passe 4 au Dinamo Zagreb en une mi-temps, votre humble serviteur se fait bien chier. Heureusement la Bavaria est bonne. Ca finit comme prévu, sur un bon 0-0 des familles, Lyon est pratiquement éliminé, à moins de remonter une différence de sept buts lors de la prochaine journée. Autant dire que c'est impossible. On sait tous qu'impossible n'est pas français mais faut pas déconner non plus. Voici venu le temps du compte-rendu du match. Attention, il est aussi haletant qu'un film de Guillaume Canet.

Lyon => Lloris- Réveillère, Cris, Lovren, Cissokho- Gourcuff, Kallstrom- Briand, Bastos, Lisandro, Gomis.
Ajax => Vermeer- Van Der Wiel, Vertonghen, Alderweireld, Anita- Enoh, Eriksen, Janssen- Sulejmani, Ebecilio, Lodeiro.

Les lyonnais doivent donc gagner, c'est pour cela qu'ils décident de ne pas attaquer et de subir. Dès la quatrième minute l'Ajax se met d'attaque et Vertonghen coupe un corner. Et je peux vous dire que couper un corner c'est vachement difficile, plus difficile que couper un érable en tout cas puisque le défenseur central envoie sa tête au dessus du but. Et je peux vous dire que envoyer sa tête, c'est vachement difficile. Geneviève pose son chapeau. Bref, j'ai envie d'envoyer sa tête au dessus après avoir coupé un érable. Les lyonnais se réveillent et décide d'attaquer, Lisandro s'emmène le ballon et enroule sa frappe. Vermeer ne s'emmêle pas les pinceaux et sort le ballon en corner. Une minute plus tard, à la 7ème minute les fumigènes font leur apparition, sans doute pour tenter de cacher le spectacle désolant qui va s'en suivre. Gourcuff, icône gay se la joue i-cône de signalisation. Visible avec son maillot fuschia, il n'en est pas pour autant utile et actif. Et non l' i-cône de signalistaion n'est pas la dernière invention de Steve Jobs. Par contre si quelqu'un pouvait nous inventer un semblant de jeu côté lyonnais, nous sommes preneurs. Sans mouvements, ni volonté, les lyonnais subissent atrocement pendant les 30 premières minutes comme le montre les nombreuses actions néerlandaises. Eriksen flambe de par son jeu à une touche et par sa technique. CJP et Liza tombent amoureux de lui, Frédéric Calenge et Adil Rami sont jaloux. Eriksen mais personne ne vient lui ouvrir la porte.
Les quinze dernières minutes sont plutôt lyonnaises mais les frappes de Briand et de Gomis sont soit contrées soit à côté. Pour boucler la boucle, les amsterdamois ont la dernière occasion de la première mi-temps. Ebecilio et Janssen s'amusent dans la défense lyonnaise trop statique. Janssen mais personne ne vient lui ouvrir la porte.

La deuxième période repart sur les mêmes bases et les visiteurs sont les premiers à se montrer dangereux. Pour la 1784ème fois de la saison Hugo Lloris sauve son équipe en détournant le ballon en corner sur un un contre un face à Janssen. Sur le corner qui suit, le gardien français boxe un ballon sur une reprise du très offensif Vertonghen. Quatre minutes plus tard, à la 54ème, Cris tente une Adil Rami, il perce au milieu du terrain et frappe de 45 mètres, bizarrement sans réussite. Après ce bon moment de franche rigolade, on passe au moment grosse mais alors grosse violence. Sur une touche Réveillère veut vite récupérer le ballon dans les bras de Janssen. S'ensuit de vilains coups et de vilaines paroles. Carton jaune pour les deux protagonistes. Franchement, on aurait dit une baston entre Magloire et Vincent Mac Doom. Et comme un symbole de Mohammed Ali en fin de vie, l'Olympique Lyonnais subit et encaisse les coups. L'OL vacille mais ne rompt pas. Cissokho détourne une frappe des 16 mètres de Sulejmani, juste au dessus. Lloris a eu chaud mais les joueurs n'abandonnent pas le combat quitte à aller au tapis. Les lyonnais se réveillent, deviennent plus rugueux (à l'image du Policier qui prend un carton jaune), prennent le dindon par les glandes et décident d'attaquer. C'est sur le côté droit, où Bastos a permuté, que l'action la plus dangereuse va intervenir. Après avoir éliminé Blind, qui n'est pas aveugle pour autant, Bastos rentre dans l'axe et enroule une frappe du gauche qui sera sortie par Vermeer. D'ailleurs, nous n'avons toujours pas compris comment ce gardien peut arrêter toutes les frappes lyonnaises et avoir peint La Laitière en 1660. Vermeer serait-il aussi vieux que Mathusalix ? ( Je remercie Aleks pour sa culture inégalable, j'en profite aussi pour remercier mes parents sans qui je ne serais pas là, mon parrain, ma marraine, ma copine que j'aime fort, big up à tout le collège Alain-Fournier, à Momo, Jipé, à Nat', à toute la 4ème jaune. Merci à La Madjer et à Horsjeu.net pour ma formation professionnelle. Merci à Footbook pour ma déformation professionnelle) Les lyonnais, dans les vingt dernières minutes vont lâcher les chevals (oui, Loana m'habite), et se procurer quelques occasions dangereuses. Ederson, rentré à la place d'un Lisandro à court de forme , va faire du bien, que ce soit par ses frappes ou pour ses enchaînements. A la 84ème le brésilien sert son compatriote Bastos qui nous refait sa spéciale en enroulant sa frappe. Vermeer détourne en corner. Ce soir le gardien a plus détourné de ballons en corners que Tony Musulin n'a détourné de liasses de billets. Malgré cinq dernières minutes de « folie », ni Ederson, ni Bastos ni Lacazette ne trouveront le chemin des filets à cause d'une charnière Vertonghen-Aldervairelles solide et à cause d'un gardien/peintre qui a dû sortir toute sa palette pour garder son but vierge.
Dernière blague de la soirée, Lukoki entre côté Ajax. Prochainement transféré à Chelsea, il formera une redoutable doublette d'attaquant avec Lukaku. Lukaku/Lukoki, good Luck.

Sinon les supporters lyonnais se raccrocheront sans doute au fait que l'arbitre n'a pas sifflé un pénalty pour une poussette d'Enoh sur Ederson à la 89ème minute, mais le fait est qu'ils ne méritaient pas cette victoire. Rémi Garde ne suivra donc pas les traces de Paul Le Guen, de Jacques Santini, d'Alain Perrin, de Gérard Houllier et de Claude Puel, il ne réussira sans doute pas à emmener le club Gones en 8ème de finale de la Ligue Des Champions. Mais bon si c'est pour perdre contre le PSV Eindhoven ce n'était pas la peine. Je remercie chaleureusement les lyonnais pour le spectacle. Et dire que j'ai loupé 8 buts à Bernabeu. Et dire que j'ai loupé une défaite de City avec un but de Balotelli. Et dire que j'ai loupé 5 buts en Roumanie. Et dire que j'ai loupé une non-victoire de United à domicile. Et dire que j'ai loupé un doublé de Ribéry. UN DOUBLE DE RIBERY MERDE !

Un petit mot pour chaque joueur.
Lloris a encore une fois été décisif dans la non défaite de son club, Réveillère est une fillette, Cris est vi(ci)eux, Lovren a de la peine pour son club formateur qui s'en ai pris 6 dans la musette, Cisso noix de Khoco, Kallstrom est bien meilleur qu'un Krissprols, Gourcuff est un intermittent du non-spectacle, Bastos est l'élément le plus dangereux de l'attaque, Briand a eu le mérite de tenter, Lisandro a perdu trop de force en voulant trop décrocher et Gomis est fatigué des derniers matchs où il a dû tout faire tout seul. Enfin Ederson a fait une bonne entrée, bien meilleure qu'une simple tomate/mozzarella.
De l'autre côté, Vermeer n'a pas laissé l'occasion aux attaquants lyonnais de nettoyer ses toiles (d'araignée), les défenseurs sont solides et prometteurs. Les milieux sont accrocheurs, techniques et prometteurs. Surtout Eriksen, meilleur joueur de la rencontre. Et les attaquants sont vifs et prometteurs. Enfin Lodeiro, pas trop.

A très bientôt, Loic.

Publié dans Champion's League

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