OM - PSG: Marseille la voulait

Publié le par footbook

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Ce classico entre Marseillais et Parisiens, que l’on espère alléchant (enfin il y a peu de chance), est le choc de cette quinzième journée de ligue 1. Deux clubs avec un début de championnat totalement différent, mais deux clubs présentant une dynamique négative depuis quelques matchs. La formation de Didier Deschamps, qui est engluée dans le ventre mou du classement, reste sur deux défaites consécutives toutes compétitions confondues. Gignac écarté du groupe après la défaite contre l’Olympiakos, le gros Dédé ayant piqué sa crise parce qu’il réclame une place de titulaire. Tu as de l’avenir Dédé, mais en Angleterre. Autant dire que les olympiens ne vont pas aborder dans les meilleurs conditions ce match crucial. Pour cette rencontre l’autre Dédé (le coach) a décidé de réaligner Lucho au milieu en soutien de Remy, exit également Valbuena remplacé par Amalfitano. L’entraineur Marseillais a dégainé sec, est a concocté un belle équipe de loubard bien chiante à jouer en 4-2-3-1. On va se régaler….
Du côté des visiteurs, le Kanak a décidé d’aligner une équipe super classique, les matchs passent et les compos se ressemblent. A noter seulement la titularisation de Lugano au côté de Sakho et le retour de Menez (qui a légèrement tunné sa coupe, résultat, encore plus laid).
Après sa défaite la semaine dernière au Parc au des Princes face aux Nancéens (un génie incompris ce Jeannot), beaucoup de questions ont animé le quotidien parisien cette semaine, notamment autour de Pastore, complétement en dedans depuis plusieurs semaines, mais aussi de d’AK. Enfin une semaine classique on a envie de dire. Mais ce soir le PSG se doit de gagner pour revenir à hauteur des montpelliérains qui leurs ont ravi la place de leader hier soir. Tout est en place pour ce Classico. Dans les tribunes comme d’hab du beau monde, aucuns supporters parisiens, et une grève des encouragements planifiée par les supporters Marseillais. Régalade, régalade…


Ce n’est pas un scoop, les classico ne sont que trop rarement emballants, et cette surenchère médiatique est des plus ridicules. Et pourtant on continue à nous le survendre chaque année. Certes, le PSG est attrayant avec ces stars, mais ce n’est pas pour autant que ça régale chaque semaine, et regarder l’OM jouer, c’est aussi chiant et plat que de se taper du Woody Allen.
Les premières minutes donnent le ton du match, dans une ambiance surréaliste de cathédrale. Il ne se passe pas grand-chose, les olympiens laissent le ballon au parisiens, mais comme le PSG ne sait pas faire le jeu, ce n’est pas très emballant. Et à force de rien produire du tout, les qatarisiens vont se faire surprendre sur une action assez anodine. Sur un centre d’Azpilicueta de 40 mètres, Lugano complétement à côté de ses pompes encore une fois ne marque pas Remy, qui s’envole et place un coup de boule dans le petit filet façon Bierhoff. Avec ce but marqué rapidement, on pense alors que le match va rapidement s’emballer, mais non, dans ce premier acte, à l’image d’un Pastore encore une fois fantomatique, les joueurs de Kombouaré n’y sont pas du tout.
Même si souvent le classico ne brille pas par sa qualité technique, malgré tout, ça reste un match qui se joue avec des couilles, dans lequel chaque duel est un combat. Et des couilles les parisiens en n’ont pas beaucoup. En plus d’être totalement amorphes dans le jeu, les visiteurs ne sont pas du tout agressifs, et se font bouffer à l’impact physique par les locaux. Le match est âpre, beaucoup de fautes (24 au total en première mi-temps), et peu d’occasion à se mettre sous la dent. L’OM contrôle tranquillement son avantage. Il faut dire que ce but inscrit rapidement est une aubaine pour les marseillais puisque l’équipe phocéenne a du mal à se créer des occasions et à créer du jeu habituellement. Avec ce but d’entrée, Dédé peut faire tourner son académie de jeu tranquillement, là où justement sa formation est la meilleure. Malgré une frappe improbable de Sissoko sur le poteau, les parisiens restent inoffensifs et font peine à voir jouer. On arrive à la mi-temps, le score à la pause est de un à zéro et c’est amplement mérité. Les marseillais réalisent pour le moment un très grand match, très agressifs, concentrés, certes comme d’habitude pas bien spectaculaires, mais pour le coup très efficaces.

Erding et Bodmer s’échauffent toute la mi-temps, ça sent le coup de poker à la mi-temps d’AK…

Les 22 acteurs reviennent sur la pelouse pour la seconde période. Dès les premières passes les parisiens continuent de jouer à la baballe, on repart sur le même rythme que la première mi-temps. Les joueurs marseillais continuent de dominer de la tête et des épaules dans l’agressivité. Les parisiens se font chiper énormément de ballon dans leur propre camp. Matuidi, qui habituellement ratisse tous les ballons, et lui aussi à côté de ses pompes. Et sur une énième perte de balle, après un beau mouvement côté droit, Mbia vient coller un pétard au-dessus de la barre de Sirigu. Une belle dédicace à Taiwo. Au fil des minutes, le match devient depuis de plus en plus dégueulasse, toujours beaucoup de coups sifflets de l’arbitre. Les esprits s’échauffent quelques peu, et les parisiens sortent de leur match.
A l’heure de jeu, un coup de tonnerre frappe le Vélodrome, Kambouré décide de faire sortir Gameiro et Pastore pour Erding et Bodmer. Un signe fort envoyé par le coach parisien, mais d’un côté vu le rendu minable des deux hommes depuis quelques matchs ce n’est pas étonnant. A peine 5 minutes plus tard, sur une nouvelle perte de balle débile au milieu, Ayew envoie Amalfitano sur orbite qui vient doubler la mise. Auteur d’un très gros match, l’ex Lorientais est récompensé et il est une nouvelle fois bien aidé par le génie façon Akinator de Lugano. Ce soir c’est clairement le meilleur olympien. Diawara réalise une grosse prestation en défense, et même Lucho sorti peu avant le second but, a réalisé un gros match surtout sur le plan défensif. Plus les minutes passent et plus Paris est ridicule. On est très loin de l’équipe du début de saison qui affichait une très grande maitrise technique. Rien qu’à voir la moue de Leonardo et du porte-monnaie humain à côté de lui qui sert de président, on sent que ça va chier dans les semaines à venir.
Les Marseillais font et se font vraiment plaisir, jouent à un très bon niveau ce soir, tout en s’appuyant sur leurs vraies valeurs de jeu.
Pour résumer ce soir, c’est 11 guerriers contre 11 taffrioles. Jamais rentrés dans leur match et complétement asphyxiés par la virilité adverse, les parisiens vont couler dans les 10 dernières minutes et prendre un troisième but par l’intermédiaire d’Andre Ayew qui a retrouvé de très bonnes sensations. Ca chambre un max dans les travées du Vélodrome, les Marseillais ne lâchent rien tant que la fin du match n’est pas sifflée.

Il n’y a eu qu’une équipe sur le terrain qui a disputé le match comme un vrai classico. Ce soir l’OM a réalisé son match le plus abouti de la saison et a largement mérité les trois points. Après la défaite inquiétante du milieu de semaine, les joueurs de Didier Deschamps ont su rebondir et ont surtout donnés raison au coach Marseillais. Très agressif et tactiquement en place du début à la fin, les joueurs locaux n’auront jamais laissé l’occasion aux visiteurs de rentrer dans leur match ou d’espérer quoi que ce soit. Cette rencontre référence et qui plus est face au patron de la ligue 1, va sans aucun doute servir de base et va surtout lancer définitivement la saison Phocéenne pour la course à l’Europe.
Côté Parisiens pas beaucoup de chose à dire, mais pas mal de choses en même temps. Nul du début à la fin, Paris encaisse sa deuxième défaite d’affilée et voit Montpellier prendre sa place de leader. La faillite technique et collective a été criante mais n’est pas tant une surprise que ça. Se reposant beaucoup trop sur les 4 loustics de devant depuis le début de la saison, il y a bien un jour ou ça n'allait plus passe. Surtout que depuis plus d’un mois ce que propose le PSG est souvent proche du néant intersidérale. Et que dire de Pastore toujours autant à côté de ses pompes et surtout de Lugano qui est bien plus drôle à voir jouer qu’un sketch de Patrick Bosso. Beaucoup de questions autour de ce PSG, et nul doute que la semaine prochaine va une nouvelle fois être agitée notamment pour Antoine Kambouaré qui risque très probablement de payer les pots cassés si l'équipe continue sur cette voie-là. Il n’y a pas encore le feu au lac, cette équipe est capable de beaucoup mieux et l’a déjà prouvé, mais pour les Qataris et Leonardo la patience aura forcément ses limites un jour.


David

Publié dans Ligue 1

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